dimanche 6 mai 2018

« Ton père est décédé… »

Je roule en voiture… Incapable de dire un mot. Le paysage défile sous mes yeux et s’entremêle à des parties de ma vie, à des parcelles de celle de ma maman (qu’elle m’a racontées récemment)… Comme si cette annonce avait fait exploser en « slow motion » ces souvenirs que je gardais sous clé dans un tiroir bien caché de ma mémoire.
Hier, c’était les funérailles de mon père. Toujours guidée par mon instinct, mon seul conseillé lorsqu’il s’agit de mon père, je n’ai pas pu y assister. Pourquoi? Ce n’est pas l’objectif de cette publication.
Une porte tenue fermée (très fort) depuis 36 ans. Pour me protéger. Pourquoi l’entrouvrir (publiquement) aujourd’hui sans tout dévoiler? Pour me libérer. Mais aussi, pour poser un petit geste qui souhaite se rallier au mouvement de sensibilisation à la santé mentale.
Mon père était atteint d’une grave maladie mentale : la schizophrénie. Il ne l’a pas choisie. Roulette russe, milieu familial, ADN, élément déclencheur et/ou un peu de tout cela et BANG. Ma mère et lui ont tout juste eu le temps de s’aimer, de se marier, de me voir naître puis, leur univers a basculé. Complétement. Le sien mais celui de ma maman aussi. La maladie mentale graffigne tristement la vie des personnes atteintes mais elle écorche aussi au passage celle de ses proches. Elle laisse des traces, des cicatrices…
Tel que mentionné ci-dessus, je serai très discrète sur notre/mon histoire mais je prends la plume pour réitérer la nécessité d’investir et de mettre en branle des initiatives pour favoriser la santé mentale. Non seulement pour les gens atteints mais aussi pour soutenir leurs proches qui se retrouvent souvent désemparés, à bout de ressources… Au fil des dernières années, des progrès ont été réalisés mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir (ex : tabous, sensibilisation, soutien à la personne, famille, empathie, programmes d’intégration pour ces gens aux mille talents (mon père était un artiste menuisier), etc.)
En terminant, comment remercier ces inconnus qui, en lisant la détresse sur le visage de ma maman, ont su dire/faire le petit « extra » dont elle avait tant besoin pour lui permettre de faire ce choix déchirant mais vital (quitter mon père après avoir tout donné - j'avais 6 ans). Cette main sur l’épaule qui nous a permis de vivre, de rebondir et de nous épanouir… Un simple geste peut changer le cours de la vie d’une personne, d’une famille… Merci à vous (et à nos autres anges gardiens).
Quant à mon père… Il est tristement libéré de cette maladie qui a fait tant de ravage chez-lui… Le cœur gonflé d’espoir, je souhaite que la vie soit plus douce avec ces gens qui, eux non plus, n’ont pas choisi cette maladie.
Ensemble pour la santé mentale…

lundi 5 mars 2018

Picture Perfect? Not Really... C'est ça la vie!

Escapade à Mtl
Picture Perfect? Not really...
Parce que c'est ça la vie et que je l'adore ainsi!
Ce que les clichés ne montrent pas: une matinée à demander à fiston de chercher ses bouchons de baignade (à 200$ parce que ses "oreilles bioniques" l'exigent), à troquer le pyjama sale qu'il tient à apporter, la tension qui monte dans la maison, la maman qui lance à la (mi) blague qu'elle restera peut-être à la maison pour veiller sur Lily (notre chatte;-), les "astinations" quant au meilleur trajet à prendre (GPS inclus dans la "chicane") pour se rendre à destination - résultat: trafic, on s'y reprend à deux fois pour finalement se garer dans le stationnement de l'hôtel le tout, constellé de soupirs, de "roulades" de yeux et cie.
Notre vie (et celle des autres) n'est pas parfaite. Toutefois, je me considère fort choyée... Merci la vie!
"Don't Sweat the Small Stuff."






"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...