mardi 20 décembre 2011

La courtoisie en cadeau

Vous arrive-t-il parfois d’être étonné par la gentillesse spontanée et gratuite de certaines personnes? De petits gestes, simples mais qui font tant de bien… Comme cet homme qui m’a offert de rapporter mon panier d’épicerie en même temps que le sien alors que je finissais de mettre mes sacs dans le coffre de ma voiture. Les plus sceptiques y verront une technique de drague, mais je persiste à croire que la courtoisie est parmi nous.

Toutefois, il y a de ces jours où la galanterie se voit quelque peu altérée ou remisée dans le coffre à gants. Le lendemain de ce service rendu, je me trouve sur une autre aire de stationnement. À quelques jours de Noël, elle est bondée d’automobilistes impatients, irrités et prêts à tout pour trouver « the dream spot » (en fait, n’importe quel espace puisque le « parking » est plein à craquer!). Alors que je sirote une gorgée de café en m’efforçant tant bien que mal de ne pas renverser le délicieux liquide chaud sur mon beau manteau immaculé (certains diront : « Quelle idée que de porter un manteau blanc! En hiver en plus! » Je sais, je sais, mais c’est tellement beau…), un homme me demande si je suis stationnée près de là. Avec le sourire, je lui réponds que je suis garée loin, loin, loin. Il me remercie et poursuit sa quête de stationnement. En marchant vers ma voiture (garée très loin, je le rappelle), je me sens suivie. En fait, une voiture roule tranquillement à mes côtés en prenant bien soin de ne pas me dépasser. Je n’ose pas me retourner afin de confirmer la chose mais c’est plutôt clair que l’on convoite ma place de « parking ». C’est logique : une personne sort d’un centre commercial, sacs à la main, il y a de fortes chances qu’elle se rendra à son véhicule puis quittera ledit endroit, libérant ainsi une place. Par contre, êtes-vous comme moi, soit du genre à ne pas vous souvenir de l’emplacement exact de votre voiture? Avec une vague idée de l’endroit à l'esprit, mais sans plus… En solo, ça passe, avec une amie, c’est rigolo mais quand une voiture nous suit à la trace, c’est gênant, stressant et agaçant! Donc, j’ai marché, marché, escortée par cette voiture qui roulait à mes côtés. Finalement (et heureusement), le conducteur a trouvé une place avant que je ne retrouve mon véhicule. Il a même fallu que je revienne sur mes pas… Enfin, l’important c’est que je retrace toujours ma voiture mis à part la fois où … Mais ça, c’est une autre histoire;-)

La courtoisie c’est bien meilleur!

Bonne et heureuse année 2012!

lundi 12 décembre 2011

Cadeau invisible

À l’heure du dîner mon fils m’explique que le soir venu, il demandera à son père ce qu’il souhaite pour Noël. Fiston poursuit en annonçant qu’il se chargera personnellement de transmettre nos listes de cadeaux au père Noël. Cela dit, c’est maintenant à mon tour d’énumérer les présents qu’il me tarde de recevoir. Sans hésiter, je m’exécute en exprimant mes désirs les plus chers soit, la santé, le bonheur ainsi que de répéter le plaisir de voyager en famille. Visiblement étonné, fiston m’interroge en me fixant avec ses beaux grands yeux bruns :

- Ça s’emballe tout cela?!

Je ne sais pas mon ange mais c’est ce que je souhaite pour Noël;-)

Joyeuses Fêtes!

Santé, amour, sérénité & gratitude

Geneviève

mercredi 23 novembre 2011

Pas facile de grandir...

Au cours d’une balade à bicyclette, alors que je répétais pour une xième fois (« répéter » : verbe intimement lié au rôle de parent) à mon garçon l’importance de longer la pelouse pour sa sécurité, ce dernier me lance :

- C’est difficile de grandir…

Force est d’admettre qu’il a raison. Du même coup, éduquer son enfant pour l’aider à atteindre son plein potentiel afin qu’il devienne un adulte responsable et heureux n’est pas une mince affaire non plus!

Aimer son enfant, c’est lui offrir un cadre dans lequel il pourra apprendre, développer son autonomie et s’épanouir tout en saisissant qu’il y a des limites à ne pas franchir. Aimer son enfant, c’est aussi l’encourager, savoir féliciter ses bons coups (petits et grands) et lui fournir des alternatives pour les moins bons. Aimer son enfant, c’est lui présenter une fenêtre ouverte sur le monde en l’exposant à tout ce qu’il a de merveilleux à offrir ainsi qu’aux mille et une possibilités qui lui permettront de se réaliser pleinement. L’aimer tout simplement en étant présent et à ses côtés, ces jours où il n’a pas envie de parler.

Mon ange, je te remercie pour ton côté coquin, pour ces moments magiques et parfois moins drôles que tu m’offres. Être parent nous incite à nous surpasser et à devenir une version améliorée de nous-même. N’oublions surtout pas de rire et de nous amuser alors que nos petits apprennent à grandir!

Être parent est un rôle important et combien valorisant! Je t’aime infiniment pour avoir fait de moi ta maman…

Poudre de rêves

Au petit matin, je demande à fiston s’il a bien dormi. Il hoche de la tête et tout sourire, il me met au défi de deviner son rêve. Je me lance en énumérant tous les synopsis inimaginables: de nager dans le chocolat à chauffeur de zamboni. Mais en vain, le verdict est sans pitié : 0 morceau de robot pour maman (un prétexte pour revisiter au passage les émissions jeunesse de mon enfance… Saterlipopette que le temps passe vite!).

- Mais maman?! Tu l’sais, t’étais dans mon rêve! souligna-t-il, un peu exaspéré en secouant la tête, le tout accompagné d’un roulement de globes oculaires (il n’a même pas 6 ans!).

L’imagination d’un enfant est tellement pure et simple… Nous avons tous intérêt à préserver de la poudre de rêves afin de créer un monde où tout est possible.

mercredi 28 septembre 2011

Tu me donnes des ailes...

À l’heure du déjeuner, mon fils et moi discutions du mariage auquel je devais assister ce soir-là. Je lui décris brièvement la tenue que je revêtirai en ajoutant que pour l’occasion, j’aurai le plaisir d’enfiler les bijoux de ma grand-maman. Les mêmes que je portais lorsque son père et moi nous sommes mariés. Fiston se lève de table et se dirige tranquillement vers la commode qui se trouve au salon. Il contemple la photographie quelques instants, témoignage de ce beau (et chaud!) jour d’août où ses parents unissaient leurs destinées, avant de lancer tout doucement :

- Maman?

- Oui, répondis-je.

- Est-ce que tu avais des ailes?

Bouche bée, les yeux brillants (un peu humide aussi, admettons-le;-) comme les bijoux que portait la dame en blanc sur le cliché, je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ange, ça ne pouvait qu’être mon petit bonhomme d’amour.

Je remercie la vie de m’avoir fait cadeau de mon enfant… La maternité, restera à jamais, le plus beau rôle de ma vie…

À mon fils qui me donne des ailes.

mercredi 17 août 2011

This is the story of Samuel

Our son was born at 36 weeks (more precisely, at 36 weeks and 1 day). For premature babies, every day counts. His weight: an energetic 3 pounds and 15 ounces! This is the story of Samuel, my every day inspiration.

At 31 weeks, I was diagnosed with pre-eclampsia. I knew what it was because a friend of mine was seriously afflicted by this condition while pregnant with her second child. In the end, all went well for her and the baby. Nevertheless, I was scared and worried. As the days and weeks went by, the doctors established our baby had a growth restriction. One more concern to add to my anxious-pregnant-woman’s list! Therefore, the baby and I were closely monitored. Trips to the hospital every two or three days were my new job. Not even my blue arms from the many blood tests could tarnish the wonderful gift of being pregnant. It was the most important role of my life. Consequently, I followed the doctor’s recommendations to the letter and did as little as possible. Eat well, rest, sit, read, sleep, watch TV, go to my doctor’s appointments was all I did. Taking care of the physical aspect was easy but disciplining the mind was a very different story. I had to let go; totally surrender and hope everything would be okay.

Samuel was not even born yet and there he was teaching me amazing lessons of life. Despite his low weight (he was in the 3rd percentile on the growth chart), he was strong and vigorous at every check-up and on every ultrasound. My “Samuel to be” was all there. Small but thriving!

It was just a question of time before the doctors concluded I should be induced in order to maximise the baby’s growth. This way, we could better control how much went in his little tummy. Eventually, the Big-Nerve-Racking-Day arrived. My scenario of the perfect delivery vanished when a well-intentioned nurse in training poked my arm to install the intravenous line (she was probably really nervous…). Suddenly, I felt like I was drifting away… “Vagal chock” said the head nurse as she pulled the plug next to my bed to call-in the entire medical crew!

Before I knew it, a dishevelled gynaecologist was in the room (wondering what the “h…” happened!) surrounded by a squad of nurses. The baby’s heart beat was decelerating so there was no time to be wasted. As they were rushing me through the hallway for an emergency C-Section, all I could think of in this critical moment was: “Whatever happens, happens”. I was so serene that I was wondering if the nurse who was out of breath from pushing my stretcher would make it to the OR. Our final destination: a bright and cold room. A few minutes later, a masked lady told me everything would be ok before putting me to sleep. Behind the doors, my poor husband felt hopeless and apprehensive while this frantic commotion was going on.

What seemed like endless minutes later, he became a father when a nurse asked him if he could hear his son’s first cry. A moment he will never forget (I was still out cold!). Samuel, weighing a healthy 3 pounds 15 ounces was born! Minutes later, I met my son for the first time. I remember this instant as if it happened 30 seconds ago. Looking at his brilliant dark eyes, I thought: “He’s my son”. I was meeting my baby boy for the first time: a strange and wonderful feeling all at the same time (I have to admit being under morphine at that point might have altered my thinking a bit). Regardless, my angel was born!

Since that exact minute, 5 years ago, Samuel never stopped impressing me and teaching me the great lessons of life. He’s my inspiration to become a better person and an improved version of myself.

My husband and I consider ourselves extremely fortunate to have brought into this world an amazing and healthy little boy (BTW, not so little anymore… from 3% at birth, he is now in the 95th percentile on the growth chart!) We would love to give a little brother or sister to Samuel. Two miscarriages later, this is still a strong desire. Our family won’t give up because we believe in the miracles of life!

samedi 6 août 2011

Plaisirs d'été

Des moments parfaits à craquer sur le vif alors que le chant des huards se fait entendre au loin :
- le crépitement d’un feu par une belle nuit étoilée;
- fiston qui s’empare de son festin tardif pour aller le déguster seul sous sa petite tente; s’ensuivent d’heureux « crounch-crounchs » : témoignage de bonheur et d’indépendance;
- une baignade dans le lac sous la pluie alors que le soleil pointe derrière un nuage;
- le clapotis apaisant de la pluie sur la toiture;
- le soleil, le vent, les vagues…
- une petite cousine qui cherche les câlins de son « grand » cousin;
- fous rires d’enfants alors que l’heure du coucher est passée depuis longtemps;
- douce discussion mère-fils sur le quai;
- un orchestre flottant – espace-temps délimité par l’écho de ce plaisir musical
- contempler mon petit alors qu’il roule fièrement à « deux roues » depuis quelques jours : comme un grand!;
- une première ballade à bicyclette à « deux roues » jusqu’au village : célébrée au bar laitier;
Summer bliss…

jeudi 30 juin 2011

La vérité sort de la bouche des enfants

Fiston : « Qu’est-ce que tu fais? »

Maman : « Je range les vêtements.»

Fiston : «Encore!»

À ma grande surprise (et satisfaction, je dois l’admettre), il semble que mon fils ait remarqué que j’en étais à ma troisième brassée de lavage de la journée! Soyez sans crainte, je me suis fait un plaisir de rapporter ces paroles à mon tendre époux le soir venu.

lundi 13 juin 2011

Qui a dit que travailler de la maison était reposant?

J’ai le privilège de pouvoir travailler de la maison. Cet arrangement me permet d’être plus disponible pour mon fiston, d’épargner temps et argent côté transport tout en rendant possible une petite brassée de lavage pendant ma pause-déjeuner. Malgré tout, la flexibilité de mon horaire juxtaposée aux avantages d’être « libre » et toujours tout près portent parfois à confusion. Aussi merveilleux que cela puisse paraître, travailler de la maison comporte aussi son lot de désagréments.

Qui a dit que travailler de la maison était reposant? C’est comme si le mot « maison » plongeait complètement dans l’ombre le terme « travailler ». À titre d’exemple, voici un éventail des demandes (à l’extérieur du cadre de mon emploi) que l’on m’a adressées dernièrement : bénévolat à la garderie, surveiller l’installateur de système d’alarme chez un membre de la famille en mi-journée, appel de dernière minute pour la mise en place d’un événement-bénéfice, rédaction d’un texte «pour hier» et j’en passe. Geneviève « to the rescue! ».

Soyons clair, j’apprécie mon statut et suis heureuse d’en faire profiter mon entourage lorsque cela est possible. Toutefois, qu’on se le tienne pour dit : Travailler de la maison : c’est travailler de la maison.

Cette expression rime aussi avec : limites. Travailler de la maison est sans contredit un avantage que je chéris tous les jours. Toutefois, la recherche d’équilibre demeure une quête de tous les instants comme pour tous les parents. Alors, à moi de jouer en choisissant les balles avec lesquelles je souhaite jongler!

lundi 18 avril 2011

Plonger

Samedi dernier, j’ai accompagné mon fils à ses leçons de natation. Pour la première fois, ma présence n’était pas requise à ses côtés. L’eau froide de la piscine n’allait certainement pas me manquer mais une partie de moi devait faire son deuil de notre duo aquatique. Afin qu’il puisse plonger vers l’indépendance, je devais le laisser aller, en solo. L’instinct maternel nous pousse parfois à protéger notre progéniture en préparant le terrain pour eux ou en leur tenant la main peut-être un peu trop longtemps. Naturellement, par ces gestes d’amour, nous souhaitons simplement nous assurer de leur bien-être et bonheur. Pour y arriver, nous tâchons de leur transmettre de bonnes valeurs, de les valoriser, d’entretenir la communication tout en assurant la discipline et leur offrant un cadre sécurisant. Bref, on les guide sur le chemin de la vie mais il faut également apprendre à les laisser voguer par eux-mêmes.

Ainsi, notre sortie à la piscine illustre bien cette étape : en route vers l’autonomie. Être présente et disponible sans couver ou surprotéger. Malgré tout, soyez assurés que la maman n’était pas loin de fiston, prête à plonger à la moindre alerte! Alors qu’il était assis fièrement sur le bord de la piscine, je ne pouvais faire autrement que d’observer mon petit bonhomme devenir grand. Il attendait patiemment le signal de sa monitrice avant de s’élancer dans l’eau, un immense sourire aux lèvres. Avec une énergie explosive, il nageait tant bien que mal vers son institutrice qui l’attendait les bras ouverts. On pouvait lire la fierté dans ses yeux alors qu’il tentait de reprendre sa respiration en toussotant les quelques gorgées d’eau chlorées ingurgitées pendant sa course olympique. Pendant ce temps, les yeux brillants et humides, un énorme sourire accroché au visage, le pouce en l’air, suivi d’applaudissements traduisaient toute la fierté d’une mère.

Une fois ressaisie, j’ai jeté un regard autour de moi. En examinant certains parents occupés soit, à pianoter sur leur BlackBerry ou à lire un livre, je me suis dit : « They must think, what a crazy lady I am! » Cette pensée m’a effleuré l’esprit seulement quelques secondes avant qu’un « So what? » n’éclabousse cette idée. Dès lors, mon attention était déjà reportée sur mon champion en devenir alors que sa fan numéro 1 reprenait ses pompons (façon de parler mais qui sait!) et l’encourage à poursuivre sa lancée!

lundi 28 mars 2011

Enfant sage

Des paroles si sages malgré ton jeune âge
Dignes d’être citées au même titre que les plus grands de ce monde
Tu ne cesses de m’impressionner, de m’enseigner, de me guider
Ton ingéniosité, ta détermination, ta curiosité, ton sens de l’humour,
Ta générosité et ton empathie font de toi un amour de petit garçon
Je ne peux qu’admirer ce que tu deviens au fil du temps
En marchant à tes côtés, je me sens si privilégiée que tu sois mon enfant.

Des anges dans la neige

Que toi et moi
À contempler un ciel sans nuage
Balayant joyeusement le sable hivernal à coup de brasses
Alors qu’un sourire angélique illumine ton visage
Et que la plénitude emplit mon cœur de maman
Des anges dans la neige se dessinent
Étincelants témoignages de ces précieux instants de bonheur.

samedi 5 février 2011

Let it snow...

Il y a des jours où tout semble aller de travers. La cafetière trop remplie crache son café partout sur la cuisinière, la toast qui tombe sur le plancher du bon côté (c’est-à-dire du côté beurré), le lunch laissé sur le comptoir sans oublier la énième fois où l'on se cogne à une boîte vocale alors que nous avons VRAIMENT besoin de régler ce dossier… Bref, il n’est même pas 8 heures du matin et notre seuil de tolérance à ce que la loi de Murphy peut nous offrir est déjà atteint pour la semaine!

Plus tard, il me tarde d’aller chercher mon fils à la garderie. Je souhaite le surprendre et lui faire une surprise en m’y rendant plus tôt qu’à l’habitude. Puisque « … Comme la neige a neigé… » (un emprunt à Nelligan s’imposait afin d’illustrer mes propos :-), je prends plusieurs minutes à balayer cette BELLE poudre blanche sous laquelle est ensevelie ma voiture. Je démarre, je recule, je m’embourbe un peu puis j’avance afin de pouvoir mieux reculer. Le scénario se répète et j’insiste jusqu’à ce que je me prenne « bien comme il faut » dans un banc de neige! Mes pneus crissent (et moi je me découvre un nouveau vocabulaire). Bravo pour la persévérance! Alors que je tente de me sortir de mon banc, un homme bien intentionné (en l’occurrence mon mari) vient à la rescousse de sa tendre moitié un sourire en coin bien accroché. Alors qu’il m’enseigne les rudiments de l’utilisation des « Traction Aids », notre déneigeur arrive. Quel sens du timing! Mon regard le lui a certainement fait mieux comprendre que mes mots n’auraient pu le faire. Malgré tout, il attend impassiblement que nous sortions ma voiture de notre entrée afin de pouvoir compléter le déneigement. Il sera arrivé trop tard pour moi et trop tôt pour notre fils qui adore voir l’homme à l’œuvre dans son « jouet souffleur ».

Tant qu’à raconter des histoires de neige aussi bien en citer une autre qui fait mentir l’adage populaire : « Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. ». Le lendemain, alors que je m’apprête à tourner le coin de rue pour reconduire ma grand-maman chez elle, c’est le moment que choisissent les ouvriers pour ramasser la neige. La rue est bloquée. L’orchestration des nombreux camions, grattes, chenilles, « Monsieur au Walkie-Talkie » et j’en passe, porte à croire qu’une opération de sauvetage est en cours. Alors qu’en fait, on tente seulement (et tranquillement) d’enlever la neige. Pendant ce temps, nous attendons patiemment (mot choisi avec ironie) dans la voiture. Je les regarde avec agacement alors que ma grand-maman s’amuse à observer la scène. Tandis que « l’experte » que je suis pensait à la façon dont je me serais chargée de la logistique de l’enlèvement de la neige, ma douce grand-maman était simplement amusée et heureuse de passer plus de temps avec moi. Encore une fois, cette anecdote illustre combien les lunettes à travers lesquelles nous regardons une situation influencent notre perception.

Revenons au jour précédent alors que je profite de la période de jeu de papa et fiston au sous-sol afin de nettoyer la salle de bain. Une fraction de seconde s’écoule entre le moment où je saupoudre le populaire récurant dans le lavabo ainsi que la cuvette et celui où mon petit bonhomme entre en trombe afin de se soulager d’une envie pressante. Une chasse d’eau et un lavage de mains plus tard, on saupoudre à nouveau le produit nettoyant en se consolant d’avoir un enfant à l’écoute de ses besoins et propre de sa personne.

À l’heure du souper, afin d’ajouter de la saveur tout en maximisant l’apport santé des légumes qui seront servis, j’assaisonne de curcuma et tâche de moudre quelques grains de poivre (on vante les vertus anticancer du curcuma en combinaison avec le poivre noir). La poivrière est vide. Pas le temps de la remplir sans que mes légumes refroidissent et que mes talents de cuisinière soient contestés. Alors, pourquoi ne pas substituer le poivre par un autre ingrédient santé : des grains de Chia. Bonjour créativité!

Lorsqu’on semble nager à contre-courant et que la Loi de Murphy nous colle à la peau, rappelons-nous que ce n’est qu’une question de perception. Let it snow… La neige est si magnifique lorsqu’on la regarde tomber tout doucement. Un monde de possibilités s’offre à nous : la pelle ou le « Crazy Carpet ». Lequel choisirez-vous?

p.s. Mais n’oubliez tout de même pas vos Traction Aids! Je dois admettre qu’ils peuvent s’avérer utiles…

"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...