lundi 23 mars 2020

Ne jamais remettre à demain nos "intentions bonté"...

Ne jamais remettre à demain nos "intentions bonté"...
Alors qu'il était en 5e année, notre fiston est monté sur son vélo afin de promouvoir son "entreprise" de tonte de pelouse. Ici et là, il a promu ses services auprès des voisins. Lorsqu'ils n'y étaient pas, il laissait une note.
Puis, le téléphone a sonné.
Mr. Larmour a été le premier client de Samuel. Il a offert toute sa confiance à notre fils qui doit parfois "pédaler fort" dans certaines sphères de sa vie. Généreux, bon mais surtout, il a cru en Samuel. Il lui a donné sa chance en lui répétant à maintes reprises combien il était travaillant et fier de lui. Même les compliments sincères d'un parent aimant ne valent le pesant d'or de ceux issus de la "communauté" (extérieure à la cellule familiale).
Puis, Mr. Larmour a vendu sa maison afin d'aller vivre dans une résidence. De temps à autre, nous communiquions par texto. De temps à autre, j'avais "l'intention" de lui rendre visite avec fiston afin de prendre de ses nouvelles et lui offrir des gâteries maison. Au fil de la dernière année, j'ai inscrit au calendrier "Voir Mr. Larmour" pendant la semaine de relâche, les vacances d'été, le congé des Fêtes, la semaine de relâche...
Avant hier, je lui ai envoyé un texto laissé sans réponse. J'ai appelé à sa résidence. On m'a suggéré de communiquer avec sa famille. N'ayant pas leurs coordonnées, j'ai lancé une recherche sur internet. Le verdict est tombé: Il est maintenant trop tard pour lui rendre visite. J'ai remis à demain... Je me suis laissée prendre dans la routine et les aléas de la vie. Je ne suis pas fière de moi.

"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...