mardi 10 janvier 2012

Perle d'enfant

Mise en contexte : Afin de signifier à notre fils que l’heure du coucher est passée, je lui dis souvent : « Habituellement, à cette heure-ci, tu ronfles. »

Un soir, alors qu’on lui raconte une histoire, un fiston en quête de l’heure qu’il est nous demande :

- À cette heure-là d’habitude, je ronronne?

P.S. Croyez-moi ou non mais en écrivant ces lignes, notre chatte Chloé ronronne de bonheur à côté de mon clavier;-)

mardi 20 décembre 2011

La courtoisie en cadeau

Vous arrive-t-il parfois d’être étonné par la gentillesse spontanée et gratuite de certaines personnes? De petits gestes, simples mais qui font tant de bien… Comme cet homme qui m’a offert de rapporter mon panier d’épicerie en même temps que le sien alors que je finissais de mettre mes sacs dans le coffre de ma voiture. Les plus sceptiques y verront une technique de drague, mais je persiste à croire que la courtoisie est parmi nous.

Toutefois, il y a de ces jours où la galanterie se voit quelque peu altérée ou remisée dans le coffre à gants. Le lendemain de ce service rendu, je me trouve sur une autre aire de stationnement. À quelques jours de Noël, elle est bondée d’automobilistes impatients, irrités et prêts à tout pour trouver « the dream spot » (en fait, n’importe quel espace puisque le « parking » est plein à craquer!). Alors que je sirote une gorgée de café en m’efforçant tant bien que mal de ne pas renverser le délicieux liquide chaud sur mon beau manteau immaculé (certains diront : « Quelle idée que de porter un manteau blanc! En hiver en plus! » Je sais, je sais, mais c’est tellement beau…), un homme me demande si je suis stationnée près de là. Avec le sourire, je lui réponds que je suis garée loin, loin, loin. Il me remercie et poursuit sa quête de stationnement. En marchant vers ma voiture (garée très loin, je le rappelle), je me sens suivie. En fait, une voiture roule tranquillement à mes côtés en prenant bien soin de ne pas me dépasser. Je n’ose pas me retourner afin de confirmer la chose mais c’est plutôt clair que l’on convoite ma place de « parking ». C’est logique : une personne sort d’un centre commercial, sacs à la main, il y a de fortes chances qu’elle se rendra à son véhicule puis quittera ledit endroit, libérant ainsi une place. Par contre, êtes-vous comme moi, soit du genre à ne pas vous souvenir de l’emplacement exact de votre voiture? Avec une vague idée de l’endroit à l'esprit, mais sans plus… En solo, ça passe, avec une amie, c’est rigolo mais quand une voiture nous suit à la trace, c’est gênant, stressant et agaçant! Donc, j’ai marché, marché, escortée par cette voiture qui roulait à mes côtés. Finalement (et heureusement), le conducteur a trouvé une place avant que je ne retrouve mon véhicule. Il a même fallu que je revienne sur mes pas… Enfin, l’important c’est que je retrace toujours ma voiture mis à part la fois où … Mais ça, c’est une autre histoire;-)

La courtoisie c’est bien meilleur!

Bonne et heureuse année 2012!

lundi 12 décembre 2011

Cadeau invisible

À l’heure du dîner mon fils m’explique que le soir venu, il demandera à son père ce qu’il souhaite pour Noël. Fiston poursuit en annonçant qu’il se chargera personnellement de transmettre nos listes de cadeaux au père Noël. Cela dit, c’est maintenant à mon tour d’énumérer les présents qu’il me tarde de recevoir. Sans hésiter, je m’exécute en exprimant mes désirs les plus chers soit, la santé, le bonheur ainsi que de répéter le plaisir de voyager en famille. Visiblement étonné, fiston m’interroge en me fixant avec ses beaux grands yeux bruns :

- Ça s’emballe tout cela?!

Je ne sais pas mon ange mais c’est ce que je souhaite pour Noël;-)

Joyeuses Fêtes!

Santé, amour, sérénité & gratitude

Geneviève

mercredi 23 novembre 2011

Pas facile de grandir...

Au cours d’une balade à bicyclette, alors que je répétais pour une xième fois (« répéter » : verbe intimement lié au rôle de parent) à mon garçon l’importance de longer la pelouse pour sa sécurité, ce dernier me lance :

- C’est difficile de grandir…

Force est d’admettre qu’il a raison. Du même coup, éduquer son enfant pour l’aider à atteindre son plein potentiel afin qu’il devienne un adulte responsable et heureux n’est pas une mince affaire non plus!

Aimer son enfant, c’est lui offrir un cadre dans lequel il pourra apprendre, développer son autonomie et s’épanouir tout en saisissant qu’il y a des limites à ne pas franchir. Aimer son enfant, c’est aussi l’encourager, savoir féliciter ses bons coups (petits et grands) et lui fournir des alternatives pour les moins bons. Aimer son enfant, c’est lui présenter une fenêtre ouverte sur le monde en l’exposant à tout ce qu’il a de merveilleux à offrir ainsi qu’aux mille et une possibilités qui lui permettront de se réaliser pleinement. L’aimer tout simplement en étant présent et à ses côtés, ces jours où il n’a pas envie de parler.

Mon ange, je te remercie pour ton côté coquin, pour ces moments magiques et parfois moins drôles que tu m’offres. Être parent nous incite à nous surpasser et à devenir une version améliorée de nous-même. N’oublions surtout pas de rire et de nous amuser alors que nos petits apprennent à grandir!

Être parent est un rôle important et combien valorisant! Je t’aime infiniment pour avoir fait de moi ta maman…

Poudre de rêves

Au petit matin, je demande à fiston s’il a bien dormi. Il hoche de la tête et tout sourire, il me met au défi de deviner son rêve. Je me lance en énumérant tous les synopsis inimaginables: de nager dans le chocolat à chauffeur de zamboni. Mais en vain, le verdict est sans pitié : 0 morceau de robot pour maman (un prétexte pour revisiter au passage les émissions jeunesse de mon enfance… Saterlipopette que le temps passe vite!).

- Mais maman?! Tu l’sais, t’étais dans mon rêve! souligna-t-il, un peu exaspéré en secouant la tête, le tout accompagné d’un roulement de globes oculaires (il n’a même pas 6 ans!).

L’imagination d’un enfant est tellement pure et simple… Nous avons tous intérêt à préserver de la poudre de rêves afin de créer un monde où tout est possible.

mercredi 28 septembre 2011

Tu me donnes des ailes...

À l’heure du déjeuner, mon fils et moi discutions du mariage auquel je devais assister ce soir-là. Je lui décris brièvement la tenue que je revêtirai en ajoutant que pour l’occasion, j’aurai le plaisir d’enfiler les bijoux de ma grand-maman. Les mêmes que je portais lorsque son père et moi nous sommes mariés. Fiston se lève de table et se dirige tranquillement vers la commode qui se trouve au salon. Il contemple la photographie quelques instants, témoignage de ce beau (et chaud!) jour d’août où ses parents unissaient leurs destinées, avant de lancer tout doucement :

- Maman?

- Oui, répondis-je.

- Est-ce que tu avais des ailes?

Bouche bée, les yeux brillants (un peu humide aussi, admettons-le;-) comme les bijoux que portait la dame en blanc sur le cliché, je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ange, ça ne pouvait qu’être mon petit bonhomme d’amour.

Je remercie la vie de m’avoir fait cadeau de mon enfant… La maternité, restera à jamais, le plus beau rôle de ma vie…

À mon fils qui me donne des ailes.

mercredi 17 août 2011

This is the story of Samuel

Our son was born at 36 weeks (more precisely, at 36 weeks and 1 day). For premature babies, every day counts. His weight: an energetic 3 pounds and 15 ounces! This is the story of Samuel, my every day inspiration.

At 31 weeks, I was diagnosed with pre-eclampsia. I knew what it was because a friend of mine was seriously afflicted by this condition while pregnant with her second child. In the end, all went well for her and the baby. Nevertheless, I was scared and worried. As the days and weeks went by, the doctors established our baby had a growth restriction. One more concern to add to my anxious-pregnant-woman’s list! Therefore, the baby and I were closely monitored. Trips to the hospital every two or three days were my new job. Not even my blue arms from the many blood tests could tarnish the wonderful gift of being pregnant. It was the most important role of my life. Consequently, I followed the doctor’s recommendations to the letter and did as little as possible. Eat well, rest, sit, read, sleep, watch TV, go to my doctor’s appointments was all I did. Taking care of the physical aspect was easy but disciplining the mind was a very different story. I had to let go; totally surrender and hope everything would be okay.

Samuel was not even born yet and there he was teaching me amazing lessons of life. Despite his low weight (he was in the 3rd percentile on the growth chart), he was strong and vigorous at every check-up and on every ultrasound. My “Samuel to be” was all there. Small but thriving!

It was just a question of time before the doctors concluded I should be induced in order to maximise the baby’s growth. This way, we could better control how much went in his little tummy. Eventually, the Big-Nerve-Racking-Day arrived. My scenario of the perfect delivery vanished when a well-intentioned nurse in training poked my arm to install the intravenous line (she was probably really nervous…). Suddenly, I felt like I was drifting away… “Vagal chock” said the head nurse as she pulled the plug next to my bed to call-in the entire medical crew!

Before I knew it, a dishevelled gynaecologist was in the room (wondering what the “h…” happened!) surrounded by a squad of nurses. The baby’s heart beat was decelerating so there was no time to be wasted. As they were rushing me through the hallway for an emergency C-Section, all I could think of in this critical moment was: “Whatever happens, happens”. I was so serene that I was wondering if the nurse who was out of breath from pushing my stretcher would make it to the OR. Our final destination: a bright and cold room. A few minutes later, a masked lady told me everything would be ok before putting me to sleep. Behind the doors, my poor husband felt hopeless and apprehensive while this frantic commotion was going on.

What seemed like endless minutes later, he became a father when a nurse asked him if he could hear his son’s first cry. A moment he will never forget (I was still out cold!). Samuel, weighing a healthy 3 pounds 15 ounces was born! Minutes later, I met my son for the first time. I remember this instant as if it happened 30 seconds ago. Looking at his brilliant dark eyes, I thought: “He’s my son”. I was meeting my baby boy for the first time: a strange and wonderful feeling all at the same time (I have to admit being under morphine at that point might have altered my thinking a bit). Regardless, my angel was born!

Since that exact minute, 5 years ago, Samuel never stopped impressing me and teaching me the great lessons of life. He’s my inspiration to become a better person and an improved version of myself.

My husband and I consider ourselves extremely fortunate to have brought into this world an amazing and healthy little boy (BTW, not so little anymore… from 3% at birth, he is now in the 95th percentile on the growth chart!) We would love to give a little brother or sister to Samuel. Two miscarriages later, this is still a strong desire. Our family won’t give up because we believe in the miracles of life!

"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...