vendredi 3 mai 2019

Être présente au moment

Être présente au moment en écoutant le bruissement des feuilles sous nos pas et le chant des oiseaux malgré la grisaille...
La vie peut être brutale et si douce à la fois...
Savourer les bonheurs qu'elle nous offre en la remerciant, c'est le seul privilège qui nous appartient vraiment.

dimanche 20 janvier 2019

Ma douce grand-maman nous a quittés...




Ma douce grand-maman est allée rejoindre ses anges tout doucement à l’heure du téléjournal de Radio-Canada qu’elle écoutait religieusement tous les soirs (d’aussi loin que je me rappelle) installée bien droite dans son fauteuil.

Difficile de laisser partir mon roc, ma maison de toujours…
Pour me consoler, fiston me dit : « Elle a eu une belle vie. »
C’est vrai mais dans ma tête de petite-fille, j’aurais voulu qu’elle soit éternelle ma grand-maman friande de mots croisés, de lecture (de La Presse à une ribambelle de bouquins), de culture (de Félix Leclerc à Grand Corps Malade) et toujours prête à aller s’occuper de « ses petits vieux » (alors qu’elle avait seulement quelques années de moins qu’eux;-).

La vie n’a pas toujours été douce avec ma grand-mère mais elle a su valser avec ses « croches » grâce à son sourire, sa force, sa sérénité tout en prenant plaisir aux petits bonheurs de tous les jours. Ses valeurs guideront mes pas alors que je me souviendrai avec gratitude de ce que la vie nous a permis de partager ensemble :

-         des parties de Scrabble en savourant un Ice Cream Soda dans un verre bien spécial
-         être excitée à l’idée de dormir chez-elle même si je savais que je devais assister à la messe le lendemain matin;-)
-         les hot dogs dans la grillette « magique » qui rendait tout si délicieux
-         les gâteaux maisons bien rangés dans la boîte à pain
-         son spaghetti au poulet, son macaroni au fromage, le rôti du dimanche, les cocktails de crevettes lors des soirs de Fêtes et les « After-Eight » cachés dans le vaisselier
Ces souvenirs trahissent la gourmande en moi;-)
-         mes yeux de petite-fille étincelants comme des diamants en admirant les joyaux de ma grand-maman (que lui avait tendrement offerts son mari parti trop tôt…)
-         le jour où je l’ai accompagnée au travail chez SNC-Lavalin
-          admirer ensemble la traditionnelle vitrine de Noël du magasin Ogilvy
-         les épisodes des « Filles de Caleb » regardés dans le salon au confortable tapis bleu
-         les dodos inversés (plus tard) où ma grand-maman dormait parfois chez-nous
-         les joyeux petits matins de Noël passés ensemble avec notre fiston d’amour
-         les films vus au cinéma avec ton arrière-petit-fils le seul et unique qui a eu la chance de te connaître…
-         les balades au bord de l’eau alors que ce dernier te promenait gaiement (et peut-être un peu trop vite en passant sur les craques dans le trottoir;-)
-         (…)

Je t’aime grand-maman, femme d’exception que je porterai dans mon cœur pour l’éternité.

dimanche 6 mai 2018

« Ton père est décédé… »

Je roule en voiture… Incapable de dire un mot. Le paysage défile sous mes yeux et s’entremêle à des parties de ma vie, à des parcelles de celle de ma maman (qu’elle m’a racontées récemment)… Comme si cette annonce avait fait exploser en « slow motion » ces souvenirs que je gardais sous clé dans un tiroir bien caché de ma mémoire.
Hier, c’était les funérailles de mon père. Toujours guidée par mon instinct, mon seul conseillé lorsqu’il s’agit de mon père, je n’ai pas pu y assister. Pourquoi? Ce n’est pas l’objectif de cette publication.
Une porte tenue fermée (très fort) depuis 36 ans. Pour me protéger. Pourquoi l’entrouvrir (publiquement) aujourd’hui sans tout dévoiler? Pour me libérer. Mais aussi, pour poser un petit geste qui souhaite se rallier au mouvement de sensibilisation à la santé mentale.
Mon père était atteint d’une grave maladie mentale : la schizophrénie. Il ne l’a pas choisie. Roulette russe, milieu familial, ADN, élément déclencheur et/ou un peu de tout cela et BANG. Ma mère et lui ont tout juste eu le temps de s’aimer, de se marier, de me voir naître puis, leur univers a basculé. Complétement. Le sien mais celui de ma maman aussi. La maladie mentale graffigne tristement la vie des personnes atteintes mais elle écorche aussi au passage celle de ses proches. Elle laisse des traces, des cicatrices…
Tel que mentionné ci-dessus, je serai très discrète sur notre/mon histoire mais je prends la plume pour réitérer la nécessité d’investir et de mettre en branle des initiatives pour favoriser la santé mentale. Non seulement pour les gens atteints mais aussi pour soutenir leurs proches qui se retrouvent souvent désemparés, à bout de ressources… Au fil des dernières années, des progrès ont été réalisés mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir (ex : tabous, sensibilisation, soutien à la personne, famille, empathie, programmes d’intégration pour ces gens aux mille talents (mon père était un artiste menuisier), etc.)
En terminant, comment remercier ces inconnus qui, en lisant la détresse sur le visage de ma maman, ont su dire/faire le petit « extra » dont elle avait tant besoin pour lui permettre de faire ce choix déchirant mais vital (quitter mon père après avoir tout donné - j'avais 6 ans). Cette main sur l’épaule qui nous a permis de vivre, de rebondir et de nous épanouir… Un simple geste peut changer le cours de la vie d’une personne, d’une famille… Merci à vous (et à nos autres anges gardiens).
Quant à mon père… Il est tristement libéré de cette maladie qui a fait tant de ravage chez-lui… Le cœur gonflé d’espoir, je souhaite que la vie soit plus douce avec ces gens qui, eux non plus, n’ont pas choisi cette maladie.
Ensemble pour la santé mentale…

lundi 5 mars 2018

Picture Perfect? Not Really... C'est ça la vie!

Escapade à Mtl
Picture Perfect? Not really...
Parce que c'est ça la vie et que je l'adore ainsi!
Ce que les clichés ne montrent pas: une matinée à demander à fiston de chercher ses bouchons de baignade (à 200$ parce que ses "oreilles bioniques" l'exigent), à troquer le pyjama sale qu'il tient à apporter, la tension qui monte dans la maison, la maman qui lance à la (mi) blague qu'elle restera peut-être à la maison pour veiller sur Lily (notre chatte;-), les "astinations" quant au meilleur trajet à prendre (GPS inclus dans la "chicane") pour se rendre à destination - résultat: trafic, on s'y reprend à deux fois pour finalement se garer dans le stationnement de l'hôtel le tout, constellé de soupirs, de "roulades" de yeux et cie.
Notre vie (et celle des autres) n'est pas parfaite. Toutefois, je me considère fort choyée... Merci la vie!
"Don't Sweat the Small Stuff."






"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...