mercredi 23 novembre 2011

Pas facile de grandir...

Au cours d’une balade à bicyclette, alors que je répétais pour une xième fois (« répéter » : verbe intimement lié au rôle de parent) à mon garçon l’importance de longer la pelouse pour sa sécurité, ce dernier me lance :

- C’est difficile de grandir…

Force est d’admettre qu’il a raison. Du même coup, éduquer son enfant pour l’aider à atteindre son plein potentiel afin qu’il devienne un adulte responsable et heureux n’est pas une mince affaire non plus!

Aimer son enfant, c’est lui offrir un cadre dans lequel il pourra apprendre, développer son autonomie et s’épanouir tout en saisissant qu’il y a des limites à ne pas franchir. Aimer son enfant, c’est aussi l’encourager, savoir féliciter ses bons coups (petits et grands) et lui fournir des alternatives pour les moins bons. Aimer son enfant, c’est lui présenter une fenêtre ouverte sur le monde en l’exposant à tout ce qu’il a de merveilleux à offrir ainsi qu’aux mille et une possibilités qui lui permettront de se réaliser pleinement. L’aimer tout simplement en étant présent et à ses côtés, ces jours où il n’a pas envie de parler.

Mon ange, je te remercie pour ton côté coquin, pour ces moments magiques et parfois moins drôles que tu m’offres. Être parent nous incite à nous surpasser et à devenir une version améliorée de nous-même. N’oublions surtout pas de rire et de nous amuser alors que nos petits apprennent à grandir!

Être parent est un rôle important et combien valorisant! Je t’aime infiniment pour avoir fait de moi ta maman…

Poudre de rêves

Au petit matin, je demande à fiston s’il a bien dormi. Il hoche de la tête et tout sourire, il me met au défi de deviner son rêve. Je me lance en énumérant tous les synopsis inimaginables: de nager dans le chocolat à chauffeur de zamboni. Mais en vain, le verdict est sans pitié : 0 morceau de robot pour maman (un prétexte pour revisiter au passage les émissions jeunesse de mon enfance… Saterlipopette que le temps passe vite!).

- Mais maman?! Tu l’sais, t’étais dans mon rêve! souligna-t-il, un peu exaspéré en secouant la tête, le tout accompagné d’un roulement de globes oculaires (il n’a même pas 6 ans!).

L’imagination d’un enfant est tellement pure et simple… Nous avons tous intérêt à préserver de la poudre de rêves afin de créer un monde où tout est possible.

mercredi 28 septembre 2011

Tu me donnes des ailes...

À l’heure du déjeuner, mon fils et moi discutions du mariage auquel je devais assister ce soir-là. Je lui décris brièvement la tenue que je revêtirai en ajoutant que pour l’occasion, j’aurai le plaisir d’enfiler les bijoux de ma grand-maman. Les mêmes que je portais lorsque son père et moi nous sommes mariés. Fiston se lève de table et se dirige tranquillement vers la commode qui se trouve au salon. Il contemple la photographie quelques instants, témoignage de ce beau (et chaud!) jour d’août où ses parents unissaient leurs destinées, avant de lancer tout doucement :

- Maman?

- Oui, répondis-je.

- Est-ce que tu avais des ailes?

Bouche bée, les yeux brillants (un peu humide aussi, admettons-le;-) comme les bijoux que portait la dame en blanc sur le cliché, je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ange, ça ne pouvait qu’être mon petit bonhomme d’amour.

Je remercie la vie de m’avoir fait cadeau de mon enfant… La maternité, restera à jamais, le plus beau rôle de ma vie…

À mon fils qui me donne des ailes.

mercredi 17 août 2011

This is the story of Samuel

Our son was born at 36 weeks (more precisely, at 36 weeks and 1 day). For premature babies, every day counts. His weight: an energetic 3 pounds and 15 ounces! This is the story of Samuel, my every day inspiration.

At 31 weeks, I was diagnosed with pre-eclampsia. I knew what it was because a friend of mine was seriously afflicted by this condition while pregnant with her second child. In the end, all went well for her and the baby. Nevertheless, I was scared and worried. As the days and weeks went by, the doctors established our baby had a growth restriction. One more concern to add to my anxious-pregnant-woman’s list! Therefore, the baby and I were closely monitored. Trips to the hospital every two or three days were my new job. Not even my blue arms from the many blood tests could tarnish the wonderful gift of being pregnant. It was the most important role of my life. Consequently, I followed the doctor’s recommendations to the letter and did as little as possible. Eat well, rest, sit, read, sleep, watch TV, go to my doctor’s appointments was all I did. Taking care of the physical aspect was easy but disciplining the mind was a very different story. I had to let go; totally surrender and hope everything would be okay.

Samuel was not even born yet and there he was teaching me amazing lessons of life. Despite his low weight (he was in the 3rd percentile on the growth chart), he was strong and vigorous at every check-up and on every ultrasound. My “Samuel to be” was all there. Small but thriving!

It was just a question of time before the doctors concluded I should be induced in order to maximise the baby’s growth. This way, we could better control how much went in his little tummy. Eventually, the Big-Nerve-Racking-Day arrived. My scenario of the perfect delivery vanished when a well-intentioned nurse in training poked my arm to install the intravenous line (she was probably really nervous…). Suddenly, I felt like I was drifting away… “Vagal chock” said the head nurse as she pulled the plug next to my bed to call-in the entire medical crew!

Before I knew it, a dishevelled gynaecologist was in the room (wondering what the “h…” happened!) surrounded by a squad of nurses. The baby’s heart beat was decelerating so there was no time to be wasted. As they were rushing me through the hallway for an emergency C-Section, all I could think of in this critical moment was: “Whatever happens, happens”. I was so serene that I was wondering if the nurse who was out of breath from pushing my stretcher would make it to the OR. Our final destination: a bright and cold room. A few minutes later, a masked lady told me everything would be ok before putting me to sleep. Behind the doors, my poor husband felt hopeless and apprehensive while this frantic commotion was going on.

What seemed like endless minutes later, he became a father when a nurse asked him if he could hear his son’s first cry. A moment he will never forget (I was still out cold!). Samuel, weighing a healthy 3 pounds 15 ounces was born! Minutes later, I met my son for the first time. I remember this instant as if it happened 30 seconds ago. Looking at his brilliant dark eyes, I thought: “He’s my son”. I was meeting my baby boy for the first time: a strange and wonderful feeling all at the same time (I have to admit being under morphine at that point might have altered my thinking a bit). Regardless, my angel was born!

Since that exact minute, 5 years ago, Samuel never stopped impressing me and teaching me the great lessons of life. He’s my inspiration to become a better person and an improved version of myself.

My husband and I consider ourselves extremely fortunate to have brought into this world an amazing and healthy little boy (BTW, not so little anymore… from 3% at birth, he is now in the 95th percentile on the growth chart!) We would love to give a little brother or sister to Samuel. Two miscarriages later, this is still a strong desire. Our family won’t give up because we believe in the miracles of life!

samedi 6 août 2011

Plaisirs d'été

Des moments parfaits à craquer sur le vif alors que le chant des huards se fait entendre au loin :
- le crépitement d’un feu par une belle nuit étoilée;
- fiston qui s’empare de son festin tardif pour aller le déguster seul sous sa petite tente; s’ensuivent d’heureux « crounch-crounchs » : témoignage de bonheur et d’indépendance;
- une baignade dans le lac sous la pluie alors que le soleil pointe derrière un nuage;
- le clapotis apaisant de la pluie sur la toiture;
- le soleil, le vent, les vagues…
- une petite cousine qui cherche les câlins de son « grand » cousin;
- fous rires d’enfants alors que l’heure du coucher est passée depuis longtemps;
- douce discussion mère-fils sur le quai;
- un orchestre flottant – espace-temps délimité par l’écho de ce plaisir musical
- contempler mon petit alors qu’il roule fièrement à « deux roues » depuis quelques jours : comme un grand!;
- une première ballade à bicyclette à « deux roues » jusqu’au village : célébrée au bar laitier;
Summer bliss…

jeudi 30 juin 2011

La vérité sort de la bouche des enfants

Fiston : « Qu’est-ce que tu fais? »

Maman : « Je range les vêtements.»

Fiston : «Encore!»

À ma grande surprise (et satisfaction, je dois l’admettre), il semble que mon fils ait remarqué que j’en étais à ma troisième brassée de lavage de la journée! Soyez sans crainte, je me suis fait un plaisir de rapporter ces paroles à mon tendre époux le soir venu.

lundi 13 juin 2011

Qui a dit que travailler de la maison était reposant?

J’ai le privilège de pouvoir travailler de la maison. Cet arrangement me permet d’être plus disponible pour mon fiston, d’épargner temps et argent côté transport tout en rendant possible une petite brassée de lavage pendant ma pause-déjeuner. Malgré tout, la flexibilité de mon horaire juxtaposée aux avantages d’être « libre » et toujours tout près portent parfois à confusion. Aussi merveilleux que cela puisse paraître, travailler de la maison comporte aussi son lot de désagréments.

Qui a dit que travailler de la maison était reposant? C’est comme si le mot « maison » plongeait complètement dans l’ombre le terme « travailler ». À titre d’exemple, voici un éventail des demandes (à l’extérieur du cadre de mon emploi) que l’on m’a adressées dernièrement : bénévolat à la garderie, surveiller l’installateur de système d’alarme chez un membre de la famille en mi-journée, appel de dernière minute pour la mise en place d’un événement-bénéfice, rédaction d’un texte «pour hier» et j’en passe. Geneviève « to the rescue! ».

Soyons clair, j’apprécie mon statut et suis heureuse d’en faire profiter mon entourage lorsque cela est possible. Toutefois, qu’on se le tienne pour dit : Travailler de la maison : c’est travailler de la maison.

Cette expression rime aussi avec : limites. Travailler de la maison est sans contredit un avantage que je chéris tous les jours. Toutefois, la recherche d’équilibre demeure une quête de tous les instants comme pour tous les parents. Alors, à moi de jouer en choisissant les balles avec lesquelles je souhaite jongler!

"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...