vendredi 19 février 2010

Maman sandwich

À l’aube d’entreprendre un nouvel emploi à temps complet, mon cœur balance entre l’excitation de m’accomplir sur le plan professionnel et la crainte de sombrer dans le tourbillon boulot-garderie-une-petite brassée-en-concoctant-un-souper-santé–temps-de-qualité-à-ne-pas-oublier-avant-le-bain-de-bambin-suivi-d’une-histoire-puis-des-lunchs-à-préparer avant que le « jour de la marmotte » ne recommence. La simple rédaction (et fort probablement idem pour la lecture) de cette phrase sans fin est essoufflante. Alors, que dire de le vivre au quotidien!

Malgré tout, en discutant avec une chère amie à moi, nous avons convenu que maintenir l’équilibre entre le travail et la vie familiale est possible mais le prix à payer nous revient. En effet, l’organisation devra certes, être au rendez-vous mais elle devra également être accompagnée de choix et de limites. Dresser la liste (encore une liste, voir la chronique : To Do or Not To Do) de nos priorités personnelles et tracer nos limites professionnelles afin de nous aider à maintenir cet équilibre dont on parle tant. Refuser une invitation à souper afin de préserver un doux moment de coconnage en famille, se lever aux aurores pour faire une séance d’exercice ou décider d’organiser une journée « popote » avec une copine afin de garnir notre congélateur tout en papotant peuvent servir d’ingrédients à un mijoté à la saveur du jour : Conciliation travail-famille. La recette nécessite simplement une bonne dose d’écoute attentive de ses besoins, un soupçon de créativité et encore une fois, d’accepter qu’il est impossible de « tout faire ». Dès lors, on reprend notre souffle et on troque un mode de vie effréné pour un équilibre organisé.

Ma conclusion : peu importe l’avenue que l’on choisit (lorsque nous avons le luxe de choisir), une femme heureuse fera de nous un parent heureux et du même coup, cela rejaillira sur les enfants qui sauront en bénéficier. Alors, si un emploi stimulant et gratifiant cogne à notre porte et que nous avons envie d’ouvrir, remisons la culpabilité au placard et prenons la route qui nous mènera là, où nous souhaitons aller. Confiante, j’ai décidé de miser sur ma capacité à jongler gaiement (et parfois, admettons-le, difficilement) avec les aléas de la conciliation travail-famille. Un beau défi à relever que de ne pas en ressortir trop échevelée!

p.s. YES! YES! YES!!!!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

  Exercice proposé par Éric-Emmanuel Schmitt dans son cours de maître écriture : Écrivez une courte nouvelle commençant par : « Rien ne s...