jeudi 20 mai 2010

L’obsession du maillot (2001)

À l’approche de la belle saison, nombreux sont ceux et celles qui s’apprêtent à vivre l’enfer. L’enfer du maillot de bain. Pour plusieurs, vivre avec des kilos en trop à l’heure de la glorification du mannequin anorexique est intimement lié au mal du 21e siècle et aux régimes amaigrissants.

La merveilleuse époque où des peintres comme Pierre-Auguste Renoir brossaient le portrait de femmes grassouillettes profitant de la canicule pour se rafraîchir dans un lac (Les baigneuses, 1887) ne reflète plus notre société moderne. Le modèle aux formes généreuses a fait place à l’athlète à la silhouette élancée qui bouteille d’eau en main, court après le corps « parfait » selon les normes établies par la culture occidentale.

Une majorité de femmes sont obsédées par l’idée d’avoir le corps de la fille-magazine (souvent âgée d’à peine 13 ans). Elles sont prêtes à tout pour atteindre le standard de la mode utopique. Dès lors, un cercle vicieux s’instaure entre la nourriture, la balance et le miroir. Aux grands maux les diètes miracles, les produits amincissants, le jeune, les crèmes, les pilules coupe-faim, la liposuccion, l’entraînement physique intensif…

Pourquoi jeter à l’eau tout cet argent et par le fait même sa santé? Le but ultime, c’est d’être bien dans sa peau. Ainsi, l’indice de masse corporelle (IMC) est une excellente formule qui permet de juger si nos rondeurs justifient nos inquiétudes. On le calcule en divisant le poids, en kilos, par le carré de la taille en mètre. Un IMC qui se situe entre 18,5 à 25, c’est le poids santé. Une personne dont l’IMC oscille entre 25 et 30 fait de l’embonpoint. Lorsque l’IMC est supérieur à 30, on parle d’obésité. Le passeport pour un poids santé : de saines habitudes alimentaires juxtaposées à de l’activité physique.

Maigrir n’est pas un phénomène unique à la gent féminine. Cependant, les deux sexes ne semblent pas fixer l’aiguille du pèse-personne pour les mêmes raisons. En effet, selon une étude publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne (1997), 37% des femmes ayant un poids santé tentent de maigrir comparativement à 10% du côté des hommes. La guerre aux kilos est souvent motivée par l’amélioration de l’état de santé chez les hommes tandis que chez les femmes, c’est surtout pour répondre aux diktats de la minceur.

Avez-vous vu la publicité des céréales Special K de Kellogs? Comment résister à cet homme dans la trentaine vêtu d’un « speedo » qui ne cherche en rien à dissimuler ses bourrelets. Tout sourire, il demande à sa dulcinée de l’enduire de crème solaire. Non seulement il a l’air bien dans sa peau mais on ne peut faire autrement que de lui trouver « un petit je ne sais quoi ».

La vie est trop courte pour laisser l’obsession de la minceur faire de l’ombre aux belles journées de notre été. Remisez au placard le mirage de la taille de guêpe, sortez votre maillot de bain et laissez-vous bercer par les vagues épicuriennes.

1 commentaire:

  1. Salut Geneviève!
    J'ai cherché sur Youtube la pub à laquelle tu fais référence, sans succès. Des bourrelets dans un Speedo, je ne voudrais pas manquer ça! As-tu un lien?
    Bon été!

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"Rien ne serait arrivé si je n’avais pas changé de coiffeur."

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