Des moments parfaits à craquer sur le vif alors que le chant des huards se fait entendre au loin :
- le crépitement d’un feu par une belle nuit étoilée;
- fiston qui s’empare de son festin tardif pour aller le déguster seul sous sa petite tente; s’ensuivent d’heureux « crounch-crounchs » : témoignage de bonheur et d’indépendance;
- une baignade dans le lac sous la pluie alors que le soleil pointe derrière un nuage;
- le clapotis apaisant de la pluie sur la toiture;
- le soleil, le vent, les vagues…
- une petite cousine qui cherche les câlins de son « grand » cousin;
- fous rires d’enfants alors que l’heure du coucher est passée depuis longtemps;
- douce discussion mère-fils sur le quai;
- un orchestre flottant – espace-temps délimité par l’écho de ce plaisir musical
- contempler mon petit alors qu’il roule fièrement à « deux roues » depuis quelques jours : comme un grand!;
- une première ballade à bicyclette à « deux roues » jusqu’au village : célébrée au bar laitier;
Summer bliss…
samedi 6 août 2011
jeudi 30 juin 2011
La vérité sort de la bouche des enfants
Fiston : « Qu’est-ce que tu fais? »
Maman : « Je range les vêtements.»
Fiston : «Encore!»
À ma grande surprise (et satisfaction, je dois l’admettre), il semble que mon fils ait remarqué que j’en étais à ma troisième brassée de lavage de la journée! Soyez sans crainte, je me suis fait un plaisir de rapporter ces paroles à mon tendre époux le soir venu.
Maman : « Je range les vêtements.»
Fiston : «Encore!»
À ma grande surprise (et satisfaction, je dois l’admettre), il semble que mon fils ait remarqué que j’en étais à ma troisième brassée de lavage de la journée! Soyez sans crainte, je me suis fait un plaisir de rapporter ces paroles à mon tendre époux le soir venu.
lundi 13 juin 2011
Qui a dit que travailler de la maison était reposant?
J’ai le privilège de pouvoir travailler de la maison. Cet arrangement me permet d’être plus disponible pour mon fiston, d’épargner temps et argent côté transport tout en rendant possible une petite brassée de lavage pendant ma pause-déjeuner. Malgré tout, la flexibilité de mon horaire juxtaposée aux avantages d’être « libre » et toujours tout près portent parfois à confusion. Aussi merveilleux que cela puisse paraître, travailler de la maison comporte aussi son lot de désagréments.
Qui a dit que travailler de la maison était reposant? C’est comme si le mot « maison » plongeait complètement dans l’ombre le terme « travailler ». À titre d’exemple, voici un éventail des demandes (à l’extérieur du cadre de mon emploi) que l’on m’a adressées dernièrement : bénévolat à la garderie, surveiller l’installateur de système d’alarme chez un membre de la famille en mi-journée, appel de dernière minute pour la mise en place d’un événement-bénéfice, rédaction d’un texte «pour hier» et j’en passe. Geneviève « to the rescue! ».
Soyons clair, j’apprécie mon statut et suis heureuse d’en faire profiter mon entourage lorsque cela est possible. Toutefois, qu’on se le tienne pour dit : Travailler de la maison : c’est travailler de la maison.
Cette expression rime aussi avec : limites. Travailler de la maison est sans contredit un avantage que je chéris tous les jours. Toutefois, la recherche d’équilibre demeure une quête de tous les instants comme pour tous les parents. Alors, à moi de jouer en choisissant les balles avec lesquelles je souhaite jongler!
Qui a dit que travailler de la maison était reposant? C’est comme si le mot « maison » plongeait complètement dans l’ombre le terme « travailler ». À titre d’exemple, voici un éventail des demandes (à l’extérieur du cadre de mon emploi) que l’on m’a adressées dernièrement : bénévolat à la garderie, surveiller l’installateur de système d’alarme chez un membre de la famille en mi-journée, appel de dernière minute pour la mise en place d’un événement-bénéfice, rédaction d’un texte «pour hier» et j’en passe. Geneviève « to the rescue! ».
Soyons clair, j’apprécie mon statut et suis heureuse d’en faire profiter mon entourage lorsque cela est possible. Toutefois, qu’on se le tienne pour dit : Travailler de la maison : c’est travailler de la maison.
Cette expression rime aussi avec : limites. Travailler de la maison est sans contredit un avantage que je chéris tous les jours. Toutefois, la recherche d’équilibre demeure une quête de tous les instants comme pour tous les parents. Alors, à moi de jouer en choisissant les balles avec lesquelles je souhaite jongler!
lundi 18 avril 2011
Plonger
Samedi dernier, j’ai accompagné mon fils à ses leçons de natation. Pour la première fois, ma présence n’était pas requise à ses côtés. L’eau froide de la piscine n’allait certainement pas me manquer mais une partie de moi devait faire son deuil de notre duo aquatique. Afin qu’il puisse plonger vers l’indépendance, je devais le laisser aller, en solo. L’instinct maternel nous pousse parfois à protéger notre progéniture en préparant le terrain pour eux ou en leur tenant la main peut-être un peu trop longtemps. Naturellement, par ces gestes d’amour, nous souhaitons simplement nous assurer de leur bien-être et bonheur. Pour y arriver, nous tâchons de leur transmettre de bonnes valeurs, de les valoriser, d’entretenir la communication tout en assurant la discipline et leur offrant un cadre sécurisant. Bref, on les guide sur le chemin de la vie mais il faut également apprendre à les laisser voguer par eux-mêmes.
Ainsi, notre sortie à la piscine illustre bien cette étape : en route vers l’autonomie. Être présente et disponible sans couver ou surprotéger. Malgré tout, soyez assurés que la maman n’était pas loin de fiston, prête à plonger à la moindre alerte! Alors qu’il était assis fièrement sur le bord de la piscine, je ne pouvais faire autrement que d’observer mon petit bonhomme devenir grand. Il attendait patiemment le signal de sa monitrice avant de s’élancer dans l’eau, un immense sourire aux lèvres. Avec une énergie explosive, il nageait tant bien que mal vers son institutrice qui l’attendait les bras ouverts. On pouvait lire la fierté dans ses yeux alors qu’il tentait de reprendre sa respiration en toussotant les quelques gorgées d’eau chlorées ingurgitées pendant sa course olympique. Pendant ce temps, les yeux brillants et humides, un énorme sourire accroché au visage, le pouce en l’air, suivi d’applaudissements traduisaient toute la fierté d’une mère.
Une fois ressaisie, j’ai jeté un regard autour de moi. En examinant certains parents occupés soit, à pianoter sur leur BlackBerry ou à lire un livre, je me suis dit : « They must think, what a crazy lady I am! » Cette pensée m’a effleuré l’esprit seulement quelques secondes avant qu’un « So what? » n’éclabousse cette idée. Dès lors, mon attention était déjà reportée sur mon champion en devenir alors que sa fan numéro 1 reprenait ses pompons (façon de parler mais qui sait!) et l’encourage à poursuivre sa lancée!
Ainsi, notre sortie à la piscine illustre bien cette étape : en route vers l’autonomie. Être présente et disponible sans couver ou surprotéger. Malgré tout, soyez assurés que la maman n’était pas loin de fiston, prête à plonger à la moindre alerte! Alors qu’il était assis fièrement sur le bord de la piscine, je ne pouvais faire autrement que d’observer mon petit bonhomme devenir grand. Il attendait patiemment le signal de sa monitrice avant de s’élancer dans l’eau, un immense sourire aux lèvres. Avec une énergie explosive, il nageait tant bien que mal vers son institutrice qui l’attendait les bras ouverts. On pouvait lire la fierté dans ses yeux alors qu’il tentait de reprendre sa respiration en toussotant les quelques gorgées d’eau chlorées ingurgitées pendant sa course olympique. Pendant ce temps, les yeux brillants et humides, un énorme sourire accroché au visage, le pouce en l’air, suivi d’applaudissements traduisaient toute la fierté d’une mère.
Une fois ressaisie, j’ai jeté un regard autour de moi. En examinant certains parents occupés soit, à pianoter sur leur BlackBerry ou à lire un livre, je me suis dit : « They must think, what a crazy lady I am! » Cette pensée m’a effleuré l’esprit seulement quelques secondes avant qu’un « So what? » n’éclabousse cette idée. Dès lors, mon attention était déjà reportée sur mon champion en devenir alors que sa fan numéro 1 reprenait ses pompons (façon de parler mais qui sait!) et l’encourage à poursuivre sa lancée!
lundi 28 mars 2011
Enfant sage
Des paroles si sages malgré ton jeune âge
Dignes d’être citées au même titre que les plus grands de ce monde
Tu ne cesses de m’impressionner, de m’enseigner, de me guider
Ton ingéniosité, ta détermination, ta curiosité, ton sens de l’humour,
Ta générosité et ton empathie font de toi un amour de petit garçon
Je ne peux qu’admirer ce que tu deviens au fil du temps
En marchant à tes côtés, je me sens si privilégiée que tu sois mon enfant.
Dignes d’être citées au même titre que les plus grands de ce monde
Tu ne cesses de m’impressionner, de m’enseigner, de me guider
Ton ingéniosité, ta détermination, ta curiosité, ton sens de l’humour,
Ta générosité et ton empathie font de toi un amour de petit garçon
Je ne peux qu’admirer ce que tu deviens au fil du temps
En marchant à tes côtés, je me sens si privilégiée que tu sois mon enfant.
Des anges dans la neige
Que toi et moi
À contempler un ciel sans nuage
Balayant joyeusement le sable hivernal à coup de brasses
Alors qu’un sourire angélique illumine ton visage
Et que la plénitude emplit mon cœur de maman
Des anges dans la neige se dessinent
Étincelants témoignages de ces précieux instants de bonheur.
À contempler un ciel sans nuage
Balayant joyeusement le sable hivernal à coup de brasses
Alors qu’un sourire angélique illumine ton visage
Et que la plénitude emplit mon cœur de maman
Des anges dans la neige se dessinent
Étincelants témoignages de ces précieux instants de bonheur.
samedi 5 février 2011
Let it snow...
Il y a des jours où tout semble aller de travers. La cafetière trop remplie crache son café partout sur la cuisinière, la toast qui tombe sur le plancher du bon côté (c’est-à-dire du côté beurré), le lunch laissé sur le comptoir sans oublier la énième fois où l'on se cogne à une boîte vocale alors que nous avons VRAIMENT besoin de régler ce dossier… Bref, il n’est même pas 8 heures du matin et notre seuil de tolérance à ce que la loi de Murphy peut nous offrir est déjà atteint pour la semaine!
Plus tard, il me tarde d’aller chercher mon fils à la garderie. Je souhaite le surprendre et lui faire une surprise en m’y rendant plus tôt qu’à l’habitude. Puisque « … Comme la neige a neigé… » (un emprunt à Nelligan s’imposait afin d’illustrer mes propos :-), je prends plusieurs minutes à balayer cette BELLE poudre blanche sous laquelle est ensevelie ma voiture. Je démarre, je recule, je m’embourbe un peu puis j’avance afin de pouvoir mieux reculer. Le scénario se répète et j’insiste jusqu’à ce que je me prenne « bien comme il faut » dans un banc de neige! Mes pneus crissent (et moi je me découvre un nouveau vocabulaire). Bravo pour la persévérance! Alors que je tente de me sortir de mon banc, un homme bien intentionné (en l’occurrence mon mari) vient à la rescousse de sa tendre moitié un sourire en coin bien accroché. Alors qu’il m’enseigne les rudiments de l’utilisation des « Traction Aids », notre déneigeur arrive. Quel sens du timing! Mon regard le lui a certainement fait mieux comprendre que mes mots n’auraient pu le faire. Malgré tout, il attend impassiblement que nous sortions ma voiture de notre entrée afin de pouvoir compléter le déneigement. Il sera arrivé trop tard pour moi et trop tôt pour notre fils qui adore voir l’homme à l’œuvre dans son « jouet souffleur ».
Tant qu’à raconter des histoires de neige aussi bien en citer une autre qui fait mentir l’adage populaire : « Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. ». Le lendemain, alors que je m’apprête à tourner le coin de rue pour reconduire ma grand-maman chez elle, c’est le moment que choisissent les ouvriers pour ramasser la neige. La rue est bloquée. L’orchestration des nombreux camions, grattes, chenilles, « Monsieur au Walkie-Talkie » et j’en passe, porte à croire qu’une opération de sauvetage est en cours. Alors qu’en fait, on tente seulement (et tranquillement) d’enlever la neige. Pendant ce temps, nous attendons patiemment (mot choisi avec ironie) dans la voiture. Je les regarde avec agacement alors que ma grand-maman s’amuse à observer la scène. Tandis que « l’experte » que je suis pensait à la façon dont je me serais chargée de la logistique de l’enlèvement de la neige, ma douce grand-maman était simplement amusée et heureuse de passer plus de temps avec moi. Encore une fois, cette anecdote illustre combien les lunettes à travers lesquelles nous regardons une situation influencent notre perception.
Revenons au jour précédent alors que je profite de la période de jeu de papa et fiston au sous-sol afin de nettoyer la salle de bain. Une fraction de seconde s’écoule entre le moment où je saupoudre le populaire récurant dans le lavabo ainsi que la cuvette et celui où mon petit bonhomme entre en trombe afin de se soulager d’une envie pressante. Une chasse d’eau et un lavage de mains plus tard, on saupoudre à nouveau le produit nettoyant en se consolant d’avoir un enfant à l’écoute de ses besoins et propre de sa personne.
À l’heure du souper, afin d’ajouter de la saveur tout en maximisant l’apport santé des légumes qui seront servis, j’assaisonne de curcuma et tâche de moudre quelques grains de poivre (on vante les vertus anticancer du curcuma en combinaison avec le poivre noir). La poivrière est vide. Pas le temps de la remplir sans que mes légumes refroidissent et que mes talents de cuisinière soient contestés. Alors, pourquoi ne pas substituer le poivre par un autre ingrédient santé : des grains de Chia. Bonjour créativité!
Lorsqu’on semble nager à contre-courant et que la Loi de Murphy nous colle à la peau, rappelons-nous que ce n’est qu’une question de perception. Let it snow… La neige est si magnifique lorsqu’on la regarde tomber tout doucement. Un monde de possibilités s’offre à nous : la pelle ou le « Crazy Carpet ». Lequel choisirez-vous?
p.s. Mais n’oubliez tout de même pas vos Traction Aids! Je dois admettre qu’ils peuvent s’avérer utiles…
Plus tard, il me tarde d’aller chercher mon fils à la garderie. Je souhaite le surprendre et lui faire une surprise en m’y rendant plus tôt qu’à l’habitude. Puisque « … Comme la neige a neigé… » (un emprunt à Nelligan s’imposait afin d’illustrer mes propos :-), je prends plusieurs minutes à balayer cette BELLE poudre blanche sous laquelle est ensevelie ma voiture. Je démarre, je recule, je m’embourbe un peu puis j’avance afin de pouvoir mieux reculer. Le scénario se répète et j’insiste jusqu’à ce que je me prenne « bien comme il faut » dans un banc de neige! Mes pneus crissent (et moi je me découvre un nouveau vocabulaire). Bravo pour la persévérance! Alors que je tente de me sortir de mon banc, un homme bien intentionné (en l’occurrence mon mari) vient à la rescousse de sa tendre moitié un sourire en coin bien accroché. Alors qu’il m’enseigne les rudiments de l’utilisation des « Traction Aids », notre déneigeur arrive. Quel sens du timing! Mon regard le lui a certainement fait mieux comprendre que mes mots n’auraient pu le faire. Malgré tout, il attend impassiblement que nous sortions ma voiture de notre entrée afin de pouvoir compléter le déneigement. Il sera arrivé trop tard pour moi et trop tôt pour notre fils qui adore voir l’homme à l’œuvre dans son « jouet souffleur ».
Tant qu’à raconter des histoires de neige aussi bien en citer une autre qui fait mentir l’adage populaire : « Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. ». Le lendemain, alors que je m’apprête à tourner le coin de rue pour reconduire ma grand-maman chez elle, c’est le moment que choisissent les ouvriers pour ramasser la neige. La rue est bloquée. L’orchestration des nombreux camions, grattes, chenilles, « Monsieur au Walkie-Talkie » et j’en passe, porte à croire qu’une opération de sauvetage est en cours. Alors qu’en fait, on tente seulement (et tranquillement) d’enlever la neige. Pendant ce temps, nous attendons patiemment (mot choisi avec ironie) dans la voiture. Je les regarde avec agacement alors que ma grand-maman s’amuse à observer la scène. Tandis que « l’experte » que je suis pensait à la façon dont je me serais chargée de la logistique de l’enlèvement de la neige, ma douce grand-maman était simplement amusée et heureuse de passer plus de temps avec moi. Encore une fois, cette anecdote illustre combien les lunettes à travers lesquelles nous regardons une situation influencent notre perception.
Revenons au jour précédent alors que je profite de la période de jeu de papa et fiston au sous-sol afin de nettoyer la salle de bain. Une fraction de seconde s’écoule entre le moment où je saupoudre le populaire récurant dans le lavabo ainsi que la cuvette et celui où mon petit bonhomme entre en trombe afin de se soulager d’une envie pressante. Une chasse d’eau et un lavage de mains plus tard, on saupoudre à nouveau le produit nettoyant en se consolant d’avoir un enfant à l’écoute de ses besoins et propre de sa personne.
À l’heure du souper, afin d’ajouter de la saveur tout en maximisant l’apport santé des légumes qui seront servis, j’assaisonne de curcuma et tâche de moudre quelques grains de poivre (on vante les vertus anticancer du curcuma en combinaison avec le poivre noir). La poivrière est vide. Pas le temps de la remplir sans que mes légumes refroidissent et que mes talents de cuisinière soient contestés. Alors, pourquoi ne pas substituer le poivre par un autre ingrédient santé : des grains de Chia. Bonjour créativité!
Lorsqu’on semble nager à contre-courant et que la Loi de Murphy nous colle à la peau, rappelons-nous que ce n’est qu’une question de perception. Let it snow… La neige est si magnifique lorsqu’on la regarde tomber tout doucement. Un monde de possibilités s’offre à nous : la pelle ou le « Crazy Carpet ». Lequel choisirez-vous?
p.s. Mais n’oubliez tout de même pas vos Traction Aids! Je dois admettre qu’ils peuvent s’avérer utiles…
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